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Attribut, liste ou objet custom dans Attio : comment choisir ?

Une même information peut se ranger à trois endroits dans Attio. Trois questions fermées, dans l'ordre, suffisent à choisir le bon.

Attio est un CRM dont vous construisez vous-même le modèle de données. Vous partez de deux objets standards, les personnes et les entreprises, vous en ajoutez d'autres, et chaque fiche (un « record ») est décrite par des attributs. À côté, les listes regroupent des fiches autour d'un processus précis : un recrutement, une campagne, un lancement.

Résultat : une même information peut se ranger à trois endroits. Dans un attribut sur la fiche, dans une liste, ou dans un objet custom. Et l'arbitrage n'est pas théorique, parce que les objets custom sont comptés : jusqu'à 3 sur le plan Free, 5 sur Plus, 12 sur Pro, illimités sur Enterprise, personnes et entreprises comprises.

La réponse courte

Si l'information ne sert que le temps d'une opération, elle va dans une liste. Si elle décrit la fiche avec un nombre fini de valeurs possibles, c'est un attribut. Sinon, c'est une chose à part entière, qui mérite son propre objet relié à la fiche, et un objet intermédiaire dès que vous voulez décrire ce lien lui-même.

Attribut, relation, objet, liste : de quoi parle-t-on ?

Prenons une voiture.

Un attribut est une propriété. La voiture est rouge. Elle a quatre pneus de telle marque. Elle est en leasing ou achetée. Ces informations n'existent pas sans la voiture, et leurs valeurs possibles se connaissent à l'avance.

Une relation relie deux objets. La voiture appartient à une personne. La personne existe sans la voiture, la voiture sans la personne : on ne range pas l'une dans un attribut de l'autre, on les relie.

Un objet intermédiaire décrit ce qui se passe entre deux objets. Entre une voiture et un lieu, il y a un trajet : la part de route et de piste, le temps estimé, l'heure d'arrivée. Ces informations n'appartiennent ni à la voiture, ni au lieu. Elles appartiennent au trajet, qui devient un objet à part entière.

Une liste sert à mener une opération. La révision annuelle de la flotte : quelles voitures sont passées au garage, lesquelles restent, combien de relances. Une fois la révision faite, ce suivi n'a plus d'intérêt. Selon l'aide d'Attio, une liste sert justement à suivre des attributs qui ne concernent qu'un groupe précis de fiches, sans toucher aux fiches elles-mêmes.

Comment trancher en trois questions ?

Prenez l'information à ranger et répondez par oui ou par non, dans l'ordre.

1. Cette information ne sert-elle que le temps d'une opération ou d'une tâche précise ?
Oui : une liste, avec ses propres attributs. Non : question 2.

2. Ses valeurs possibles sont-elles connues à l'avance et en nombre fini ?
Oui : un attribut sur la fiche (un type de compte, une source d'acquisition). Non : ce que vous décrivez est une chose à part entière. Elle a son objet, relié à votre fiche. Question 3.

3. Avez-vous besoin de décrire le lien lui-même : quand, combien, avec quoi, s'il a abouti ?
Non : une simple relation entre les deux objets suffit. Oui : créez un objet intermédiaire qui porte ces informations.

Si vous sentez que vous allez ajouter des options à un champ au fil du temps, ce champ n'est pas un attribut.

Un exemple complet : une marque de vêtements qui lance un produit

Une marque de vêtements vend en ligne et lance un nouveau sweat. Voici ce qu'elle veut suivre dans Attio, passé au crible des trois questions.

Le type de compte (particulier ou professionnel). Il ne dépend d'aucune opération, et il n'a que deux valeurs. Attribut.

La source d'acquisition. Même raisonnement : un nombre fini de canaux. Attribut.

Ce que chaque client a acheté. La tentation est forte : un attribut à choix multiples, une option par produit, qu'on coche à chaque achat. C'est l'erreur classique. Les clients achètent par paniers, le catalogue change à chaque saison, et le champ s'édite en permanence. Question 2 : non, les valeurs ne sont pas finies. Le produit est une chose à part entière : il lui faut son objet, relié aux personnes. Et la relation va dans les deux sens, puisqu'une personne achète plusieurs produits et qu'un produit est acheté par plusieurs personnes.

Le détail de chaque achat. La marque veut savoir à quelle date le sweat a été acheté, avec quoi dans le même panier, et qui l'a ajouté au panier sans aller au bout. Question 3 : oui, on veut décrire le lien. Ces informations n'appartiennent ni à la personne ni au produit : il faut un objet intermédiaire, la commande, qui relie les deux.

Le suivi du lancement. Pendant quelques semaines, l'équipe relance une sélection de clients : contacté, intéressé, précommande passée, pas intéressé. Question 1 : oui, ce statut ne sert que le temps du lancement. Une liste « Lancement sweat », avec son propre statut. Quand le lancement est terminé, ce qui compte (qui a acheté) vit déjà dans les commandes.

Où se trompe-t-on le plus souvent ?

En voulant une seule liste pour toutes les opérations. Nous l'avons rencontré chez un client qui mène des opérations commerciales successives : une seule liste suivait tous les clients, avec un seul statut. À chaque nouvelle opération, l'équipe ajoutait ses étapes au statut : pitché, proposé, rendez-vous pris pour la première, puis les mêmes étapes pour la suivante. Le champ est vite devenu immense et illisible.

La tentation suivante aurait été pire : un attribut par opération sur la fiche personne, à recréer chaque fois. La fiche se serait remplie de champs morts.

La bonne réponse découle de la question 1 : une liste par opération. Chacune porte son propre cycle de vie et les informations qui n'ont de sens que pour elle (qui a ouvert la présentation, combien de temps, qui est venu au live). La fiche personne ne garde que ce qui reste vrai après.

Questions fréquentes

Liste ou simple vue dans Attio ?

Si vous voulez seulement voir un groupe de fiches (tous les comptes incomplets, par exemple), une vue filtrée suffit. Dès que vous voulez noter quelque chose sur ce groupe, comme le nombre de relances, passez à une liste. Et si de nouvelles fiches entrent dans ce groupe en permanence, un workflow peut les y ajouter automatiquement.

Quand éviter l'attribut à choix multiples ?

Lorsque les options choisies sont amenées à changer, ou lorsque vous voulez caractériser un moment, par exemple pouvoir ajouter plusieurs fois le même élément. C'est souvent le signe qu'un objet manque.

Combien d'objets custom peut-on créer dans Attio ?

Jusqu'à 3 sur Free, 5 sur Plus, 12 sur Pro, sans limite sur Enterprise, personnes et entreprises comprises (octobre 2026). D'où l'intérêt de réserver les objets aux choses qui existent vraiment par elles-mêmes.

Faut-il suivre ses appels dans des notes ou dans un objet ?

Une note se lit, elle ne se compte pas. Dès que vous voulez mesurer vos appels, il vous faut un objet.

Quand une interaction mérite-t-elle son propre objet ?

Quand vous voulez la décrire : sa date, sa durée, ses conditions, son issue.

La suite

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