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Attio : comment ajouter automatiquement des records à une liste avec un workflow ?

Une liste remplie à la main n'est juste que le jour où on la construit. Un workflow en quatre blocs y fait entrer chaque record au bon moment, sans doublon et avec son statut de départ : la liste devient alors une file de travail.

Dans Attio, une liste regroupe des records autour d'une action ponctuelle : relancer des clients, suivre un lancement, traiter des devis. Elle porte ses propres attributs, comme un statut ou un nombre de relances, sans encombrer le record lui-même. Nous avons vu dans Attribut, liste ou objet custom dans Attio : comment choisir ? quand une information a sa place dans une liste. Reste une question pratique : comment les records y entrent-ils ?

Prenons un éditeur de logiciel en SaaS. Pour que l'inscription reste fluide, il ne demande que l'email à ses nouveaux clients. Au bout de quelques jours, chaque client doit pourtant renseigner son entreprise, son secteur et sa taille, sans quoi il ne passe pas à la suite. L'équipe veut donc repérer ceux qui ne le font pas, les relancer, et savoir combien de fois et par qui ils ont été relancés.

La réponse courte

Confiez l'ajout à un workflow. Il se déclenche avec Attribute value changed sur l'attribut qui fait entrer un record dans le groupe, vérifie que le record remplit le critère et qu'il n'est pas déjà dans la liste, puis l'ajoute avec un statut de départ. La liste cesse ainsi d'être une photo prise un jour donné : elle devient une file de travail, que votre équipe n'a plus qu'à traiter.

Pourquoi une liste remplie à la main finit-elle par être fausse ?

Parce que le groupe qu'elle suit change tous les jours. De nouveaux clients s'inscrivent sans compléter leur profil, des prospects manifestent un intérêt pour un produit, des devis restent sans réponse au-delà du délai que vous vous êtes fixé. Or une liste construite par un import ou par une sélection manuelle ne voit rien de ce qui arrive ensuite : elle ne reste juste que si quelqu'un pense à la mettre à jour.

Le principe vaut quel que soit l'outil. Votre équipe doit saisir la donnée que personne d'autre ne peut capturer, comme l'intérêt exprimé par un prospect au téléphone. En revanche, ranger cette donnée dans la bonne liste, au moment même où le critère est rempli, c'est le travail du système.

Pourquoi une liste, et pas une simple vue filtrée ?

Pour seulement voir les clients qui n'ont pas complété leur profil, une vue filtrée sur l'objet suffit, et elle se met à jour seule. Mais l'éditeur veut aussi noter le nombre de relances et la personne qui les a faites. Ces informations n'ont rien à faire sur le record du client : elles ne concernent qu'une partie des clients, et seulement le temps de cette action de relance, à l'issue de laquelle l'équipe décidera peut-être de changer le statut du client. Elles vont donc dans une liste, avec ses propres attributs. Et comme de nouveaux clients incomplets arrivent chaque jour, c'est un workflow qui doit les y ajouter.

Comment construire le workflow ?

Il tient en quatre blocs, toujours dans le même ordre.

1. Le déclencheur : Attribute value changed. Il porte sur l'attribut qui fait entrer le record dans le groupe, ici l'attribut « Profil complété ». Préférez-le au déclencheur Record updated, pour une raison précise : Attribute value changed se déclenche quand l'attribut change, mais aussi à la création du record si l'attribut reçoit une valeur à ce moment-là. Record updated, lui, ne part pas à la création. Un client créé directement avec un profil incomplet n'entrerait donc jamais dans la liste.

2. Le filtre. Le record remplit-il le critère, autrement dit le profil est-il toujours incomplet ? Si ce n'est pas le cas, le workflow s'arrête là. Dans le nouveau builder d'Attio, un bloc ne consomme de crédit que s'il écrit une donnée, envoie ou reçoit quelque chose à l'extérieur, ou utilise l'IA. Le déclencheur et le filtre sont donc gratuits, et un record qui n'est pas concerné ne coûte rien.

3. La vérification des doublons. Attio accepte qu'un même record figure plusieurs fois dans une liste. Avant d'ajouter le client, cherchez donc son entrée avec le bloc Find list entries, puis filtrez sur le nombre d'entrées trouvées : s'il est nul, le workflow continue, sinon il s'arrête. Sans ce contrôle, un attribut modifié deux fois créerait deux lignes pour le même client.

4. L'ajout, avec son statut de départ. Le bloc Add record to list permet de remplir les attributs de liste de la nouvelle entrée au moment même de l'ajout. Posez-y le statut de départ (« À relancer », par exemple) et, si besoin, le responsable. Chaque client arrive ainsi dans la liste prêt à être pris en main.

Enfin, si d'autres workflows doivent réagir à l'arrivée d'un record dans la liste, déclenchez-les avec Record added to list. Le déclencheur List entry updated, en effet, ne part pas quand un attribut de liste est rempli au moment de l'ajout.

Et si un agent IA lisait la liste à votre place ?

Une fois la liste fiable, chaque record y porte un statut : certains attendent une réponse, d'autres sont à traiter, d'autres sont terminés. Sur une liste de ce type, nous avons branché un agent IA, construit dans n8n, qui tourne chaque matin. Il lit la liste et nous dit ce qu'il y a à traiter ce jour-là, avec le lien direct vers chaque record : un clic, et l'action se fait. Pour une tâche qui revient de temps en temps sans être quotidienne, plus personne n'a besoin d'ouvrir la liste pour vérifier.

C'est d'ailleurs la direction que prend Attio, dont la nouvelle architecture se prépare à des agents qui consultent l'outil à la place des humains. Mais un agent ne vaut que ce que vaut la liste qu'il lit : branché sur une liste remplie à la main, il ne ferait que relayer ses oublis.

À quoi ça ressemble sur le terrain ?

Chez une fintech dont nous avons construit le CRM Attio depuis zéro, ces workflows d'ajout sont partout. Dès que l'équipe note l'intérêt d'un investisseur pour une offre, un workflow l'ajoute à la liste de cette offre, qui porte ses propres attributs. De même, quand la plateforme signale un dossier non conforme à la réglementation, la personne entre dans une liste dédiée, et le responsable du compte reprend la main. Le même mécanisme suit les dossiers qui attendent la signature d'un document. Personne ne déplace un record d'une liste à l'autre : chacun ouvre sa liste, ou attend que l'agent la lui résume.

Questions fréquentes

Faut-il un workflow pour chaque liste ?

Non. Une liste créée pour une action ponctuelle, sur un groupe connu d'avance, se remplit très bien par un import. Le workflow se justifie quand de nouveaux records entrent dans le groupe en continu.

Combien de crédits consomme ce workflow ?

Dans le nouveau builder d'Attio, le déclencheur, le filtre et la recherche ne consomment rien. Seul l'ajout à la liste coûte un crédit, et uniquement pour les records qui remplissent le critère.

Peut-on relancer automatiquement les records d'une liste ?

Oui, en inscrivant chaque record dans une séquence d'emails liée à son étape, depuis un workflow. La construction complète est dans Comment relancer automatiquement chaque lead selon son étape dans Attio ?

Quand faut-il un objet plutôt qu'une liste ?

Quand l'information reste utile une fois l'action terminée, et que vous voulez encore la compter ou la décrire. Une liste, elle, vit le temps de l'action. Pour décrire le lien entre deux records, voyez Attio : relation many-to-many ou objet intermédiaire, comment choisir ?

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Une liste à remplir automatiquement ?

Un workflow qui ne se déclenche pas comme prévu, des doublons dans une liste, une file de travail à construire ? Appelez Amaury ou écrivez-lui directement : en dix minutes, il vous dit comment vous y prendre. Par téléphone ou WhatsApp au +33 6 79 34 13 31 (WhatsApp), ou sur LinkedIn. Pour aller plus loin, le programme ADA's Experts pour Attio accompagne les équipes qui construisent leur Attio depuis zéro.

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